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À propos



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Historique de la compagnie

Après avoir été interprète auprès de François Raffinot au Centre Chorégraphique National du Havre-Haute-Normandie, Emmanuelle Vo-Dinh décide en 1997 de créer sa propre compagnie au Havre avec Franck Picart, danseur et assistant et Dominique Mahé, directeur de production.
Au Havre, Sui Generis crée plusieurs pièces : Alcoba (1998) sur le thème de l'autre et du rapport amoureux, Anthume ou la sensation du membre fantôme (1998) comme image de l'absence mais aussi comme réflexion sur la violence, Zoom (1999), pièce créée à l'occasion de l'inauguration du Musée André Malraux du Havre.
Suite à la lecture de La raison des émotions ou l'erreur de Descartes du professeur de neurologie Antonio Damasio, Emmanuelle Vo-Dinh entame ensuite une recherche sur les émotions.
Avec Franck Picart, elle expérimente cette recherche en studio pendant plusieurs mois autour d'improvisations pour créer Texture/Solo (1999).
Elle poursuit cette recherche en partant étudier plusieurs mois à l'hôpital universitaire d'Iowa City aux Etats-Unis auprès du professeur Damasio (bourse Villa Médicis-hors-les-murs de l'AFAA-Ministère des Affaires Etrangères) et observe là-bas des patients présentant des absences de raisonnements engendrés par des déficits émotionnels. De retour en France, elle transmet aux danseurs de Texture/Composite (1999) ce bagage théorique, dont ils se serviront pour nourrir leurs improvisations. Cette pièce est la première collaboration d'Emmanuelle Vo-Dinh avec Zeena Parkins, harpiste et compositrice New-yorkaise.
Texture/Solo et Texture/Composite marquent une rupture dans le parcours d'Emmanuelle Vo-Dinh. En effet, à partir de ce moment, le processus de création se nourrit essentiellement de l'improvisation des danseurs, et ce, à partir des choix thématiques de la chorégraphe. Avec Texture/Composite, Emmanuelle Vo-Dinh obtient le prix d'Auteur du Conseil Général de Seine Saint-Denis dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine Saint-Denis en 2000. Elle obtient aussi le prix des lycéens à Caen la même année. Texture/Composite tourne en France et à l'étranger (New York, Allemagne, La Réunion...) et marque le début d'une véritable reconnaissance artistique.
En 2000-2001, L'Arsenal de Metz propose à la compagnie une résidence-mission avec présentation de différentes pièces de la compagnie et des ateliers. Emmanuelle Vo-Dinh prépare également à Metz avec des danseurs professionnels et amateurs Double-Jeux, performance chorégraphique et plastique présentée en mai 2000 dans les rues et les vitrines de Metz.
Depuis juin 2001, la compagnie est installée en résidence à La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor, Bretagne). Cette étape marque un tournant important dans la vie de la compagnie. Jusqu'alors « nomade », la compagnie s'implante réellement sur un territoire, celui de Saint-Brieuc et de sa région. Emmanuelle Vo-Dinh entend non seulement présenter son répertoire et ses nouvelles créations au public local mais aussi tisser des liens étroits avec celui-ci par le biais de stages, ateliers, conférences dansées, travail artistique avec des amateurs...
Emmanuelle Vo-Dinh crée Sagen à Saint-Brieuc en novembre 2001, pièce pour six danseurs dans une scénographie de Laurent Pariente et dont la création musicale est encore confiée à Zeena Parkins. Pour cette pièce, elle part du livre de Jean Oury, Création et schizophrénie, poursuivant par là même ses recherches sur le psychisme humain. Cependant, le processus schizophrénique n'est là qu'un prétexte à dire autre chose, qui serait alors de l'ordre de « l'entre-dit ».
Elle crée ensuite en 2003 décompositions, pièce pour six danseurs sous forme de deux trios, dans un espace intime, où les spectateurs font partie prenante de l'espace scénographique. Plus abstraite, décompositions marque l'aboutissement d'une réflexion sur la perception du temps, en privilégiant la notion d'« épure ».
Si le premier trio aborde un travail à partir de l'« empreinte » et se vit peut-être comme l'expérience d'une logique qui échapperait sans cesse, le deuxième explore l'idée d'un processus de ramifications infinies, dans une progression elle-même sans fin.
En 2004, Emmanuelle Vo-Dinh crée CROISéES, pièce pour 9 interprètes. Inspirée de la grande Fugue de Beethoven, cette pièce rassemble autour de la chorégraphe l'écrivain Frédéric-Yves Jeannet, la compositrice Zeena Parkins et le plasticien Laurent Pariente.



Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)

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