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Aphorismes géométriques


À propos



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Une combinaison aérée de courtes pièces, surtout des solos, composées pour quatre femmes exclusivement, sur des musiques résolument engagées dans leur temps : pour sa création 2005, Michel Kelemenis investit l'élégance de son écriture dans une mise en jeu de coprésences singulières. Michel Kelemenis aime rappeler son passé de gymnaste. Non pour cultiver l'anecdote
biographique, mais pour cadrer l'enjeu de son métier de chorégraphe. De l'appréhension sportive de l'espace de sa jeunesse, il veut conserver un principe de plaisir. Où donc opère la différence ? Dans la règle, qui s'impose en gymnastique, ne fût-ce que pour éviter l'accident, alors qu'en chorégraphie il recherchera l'abstraction de la composition de figures. On sait donc où situer Michel Kelemenis : du côté de l'élaboration pleine d'un langage chorégraphique, avec sa syntaxe, sa grammaire, composé par choix d'appuis, suspensions, accentuations, flux. Il les décline avec la virtuosité d'un geste musical empreint de nuances, d'inflexions, de résonances. Michel Kelemenis écrit et signe de la danse. Est-ce à dire que ses pièces sont forcément closes, lissées et serrées. Au contraire, le projet de sa création 2005 suggère des déplacements. Multi-modulaires, les Aphorismes géométriques seront d'abord passés par l'invention préalable
de six courtes pièces, partiellement révélées dans des lieux et des temps successifs et différents. Michel Kelemenis raffole de ces moments multiples, éclatés, de partages ponctuels avec des publics. Ce n'est que pour Danse à Aix que se révèlera l'ensemble combiné de quatre solos, un duo - ou, si l'on préfère, un duo évolutif - et un seul quatuor. Ainsi est mise en jeu la fulgurance de l'hétérogène, vibrant à des propos divers et singuliers. Il n'est pas si commun d'écrire des solos pour d'autres que soi-même. Par là aussi, singulièrement quelque chose échappe. Les quatre interprètes sont toutes des femmes. C'est encore une première pour Michel Kelemenis. Elle répond, indubitablement, à une quête de mystère et d'étrangeté. Parmi elles, on retrouve aussi bien sa fidèle jumelle en danse, Claudine Zimmer, qu'une nouvelle, Marianne Descamps. Autre mise en mouvement de ce spectacle : le choix de cinq compositeurs différents, mais tous adeptes des sonorités savantes de notre temps, qu'ils appartiennent aux registres des musiques concrètes, ou instrumentales ou électroniques, et tous figurant dans le catalogue du GMEM-Centre national de création musicale (Marseille). C'est là une passion, que le chorégraphe veut transmettre. Déplacements, espacements, mises en jeu, écarts et exposition configurent une pièce qui entend investir et libérer des forces avec un pouvoir élégamment enivrant de transformation et de recréation.

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Collaborations

Le GMEM/Centre national de création musicale, Marseille
Sollicité par Michel Kelemenis, le GMEM lui ouvre son catalogue de créations. Le chorégraphe porte son choix sur des compositions souvent complexes, mêlant chacune au minimum deux types de textures sonores (électronique, concrète ou instrumentale), un choix guidé par l'ambivalence du titre où poésie et mathématique se côtoient : les Aphorismes géométriques.
Les compositeurs choisis sont : Georges Boeuf, Stephan Dunkelman, Inge Morgenroth, Patrick Portella et Olivier Stalla.
Qu'il s'agisse de musique populaire du XXème siècle, de musique classique, ethnique, de création contemporaine ou de bandes sons qu'il réalise parfois lui-même, Michel Kelemenis aime observer et raviver sans cesse les relations entre danse et musique.
C'est en 2000 avec la commande de « Le retour d'Ulysse au soir du combat », et la rencontre avec l'ensemble musical strasbourgeois Accroche note, que naît la collaboration entre le GMEM/Centre national de création musicale de Marseille et la compagnie Kelemenis.
L'obsession du chorégraphe à faire découvrir les musiques nouvelles le porte à inventer des formes qui rassemblent plusieurs œuvres ou plusieurs compositeurs. En 2003, avec les mêmes musiciens, le récital à danser « Ulysse et Pénélope » se développe comme une promenade chorégraphique à travers les écritures musicales contemporaines, signées Aperghis, Dusapin, Druckman ou encore Angster. Peu avant, en 2002, le programme « K.danza » est construit autour de 4 œuvres solistes de Philippe Fénelon.

Les interprètes
À la recherche d'un point de jonction entre incarnation et abstraction, Michel Kelemenis appelle un mystère et une étrangeté qu'à ses yeux seules 4 femmes peuvent porter : Rachel Bénitah, Caroline Blanc, Marianne Descamps et Claudine Zimmer.

L'image
Blanche de la Taste et Aline Desherbais sont stylistes. Gourmandes, elles parcourent le monde à l'affût de couleurs saturées, de textiles inattendus et de techniques ancestrales. Leurs vêtements associent la sensualité de coupes très ajustées modelant sans complexe les corps, et l'abstraction de coutures extérieures épaisses qui soulignent l'asymétrie des formes.

Les partenaires
Les Centres chorégraphiques nationaux de Biarritz, Mulhouse, Grenoble et Marseille reçoivent chacun une étape de création. Le rassemblement des Aphorismes géométriques est effectué pour le festival Danse à Aix, le 29 juillet 2005.



Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)

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Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com

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