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Nous y étions / nous y sommes / nous en sommes là
Distribution/Biographies
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Ça quand même
Maguy Marin et Denis Mariotte
Conception - mouvement - musique - mise en scène - texte - interprétation Maguy Marin et Denis Mariotte
Photographie Laurence Danière
Costumes Louise Marin
Lumière François Renard
Durée : 30 minutes
Ça quand même a été créé le 23 mars 2004 à l'Espal au Mans
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Maguy Marin
Jusque-là, maintenant...
La course à la vie
Il y a un lieu de naissance, autre qu'une ville. Toulouse. Un emplacement atteint suite à une série de déplacements provoqués par des mouvements politiques en Espagne. Ainsi, grandir par là, en France, au tout début des années 50.
Puis il y a un désir de danser qui se confirme par un enchaînement d'études - de Toulouse, à Strasbourg puis à Mudra (Bruxelles). Un élan dans lequel se manifestent déjà des rencontres : les étudiants acteurs du Théâtre National de Strasbourg, Maurice Béjart, Alfons Goris et Fernand Schirren ... Une volonté qui s'affirme avec le groupe Chandra puis au Ballet du XXème siècle de Maurice Béjart.
Nouvelles rencontres - autres évidences. Le travail de création s'amorce aux côtés de Daniel Ambash, et les concours de Nyon et de Bagnolet (1978) appuient cet élan. Une équipe se constitue avec Christiane Glik, Luna Bloomfield, Mychel Lecoq,...) et engage une recherche artistique portée par un étonnement inapaisable de ce qui compose le monde.
Ainsi faire vivre cette recherche artistique. Porter cette nécessité de créer à un devoir faire.
Un faire nourri par un étonnement inapaisable de ce qui compose le monde.
Un monde que l'on agence et qui nous constitue. De recherche en création, ce saisissement ne cesse de s'exercer, mais aussi de se déterminer au fil des rencontres.
1981, une rencontre constitutive : celle avec l'oeuvre de Samuel Beckett. Là s'ouvre la perception de l'être là, sans l'avoir décidé, entre ce moment où l'on naît, où l'on meurt. Ce moment que l'on remplit de choses futiles auxquelles on voue de l'importance. Ce moment dans lequel nous nous trouvons dans l'obligation de trouver encore et encore la capacité de tenir debout, de continuer à parler, de partager la vie avec plusieurs autres, en attendant de mourir (May B, Babel).
1987, une nouvelle rencontre : celle avec Denis Mariotte. Une collaboration s'amorce. Décisive, elle s'ouvre au delà de la musique. Les points de vue commencent à se décaler. Un espace de distanciation s'ouvre (Cortex) et se prolonge de manière multiple (Waterzooï, Ram Dam, Pour ainsi dire et Quoi qu'il en soit).
Plus d'illusion, mais des êtres vivants, tels quels.
De la musique vivante et du vivre ensemble qui n'est plus l'expression d'un “moi”, mais d'un “nous, en temps et lieu”. Un croisement de présences qui agit dans un espace commun. (Points de Fuite, Les applaudissements ne se mangent pas).
Là sur le plateau, nous sommes composants d'un espace social.
Nous sommes aussi l'expression d'un espace des autres. Nous – collectivement – prenons chacun une place.
Dans un « comment vivre ensemble » qui ne finira jamais de s'expérimenter.
Chercher jusque-là, avec une composante, une compagnie. Une tentative de travailler à plusieurs sans cesse bouleversante. Et pouvoir en vivre, force de volonté avec de nombreux collaborateurs. Force de confiance avec l'accueil à la Maison de la Culture de Créteil dirigée par Jean Morlock (de 1981 à1990) ; mais aussi force de soutiens publics constants.
1990, la compagnie devient le Centre de chorégraphie national de Créteil et du Val-de-Marne où se poursuit un travail artistique assidu, et une intense diffusion de part le monde.
1998, une nouvelle implantation. Un nouveau territoire pour un nouveau Centre chorégraphique national à Rillieux-la-Pape, dans le quartier de la Velette. Avec la nécessité de reprendre place dans l'espace public. Pour célébrer les richesses des différences et le plaisir du jeu très vivant de la création. Agencer des soutiens qui rendent possible ce qui ne peut s'effectuer seul : Intercommunalité (Rillieux-la-Pape, Bron, Décines, Villefranche-sur-Saône jusqu'en 2000 et Villeurbanne jusqu'en 2004) et soutiens croisés (Etat, Région Rhône-Alpes, Conseil général du Rhône).
Sans cesse dans l'expérimentation de nos possibles – petits ou grands- (Umwelt) pour ne pas perdre de vue qu'échapper au réel est bel et bien une agitation dérisoire (Ha ! Ha !). Et dans ce tumulte, ordonné ou désordonné, des rythmes cohabitent et forment le mouvement, le vivant (Turba).
Denis Mariotte
De l'instrument à l'implication du corps
de l'agencement d'espace à la création de musiques
C'est au croisement de provenances, de rencontres, de détours et en confrontant sans cesse des méthodes, des partis pris dans l'interférence d'autres pratiques que se dessinent des compositions musicales pour des créations avec la Compagnie Maguy Marin :
Cortex (1990), Waterzooï (1993, pièce pour instruments acoustiques), Ram Dam (1995, pièce pour 12 voix), Soliloque (1996, pièce pour une voix), Pour ainsi dire (1999, pièce pour 3 voix et capteurs midi), Vaille que vaille (1999, pièce pour 4 voix et diffusion électroacoustique), Quoi qu'il en soit (1999, pièce pour 3 guitares et 5 voix), Points de fuite (2001, pièce pour 4 guitares et 10 voix), Les applaudissements ne se mangent pas (2002), et Umwelt (2004, dispositif sonore pour 3 guitares).
Mais aussi pour d'autres pièces chorégraphiques, Made in France (Ballet National des Pays-Bas), Debout immobile sur 3 pieds (Ivan Favier pour le Ballet de l'Opéra du Rhin) et Aller retour (Compagnie A Fleur de Peau).
Parallèlement, il s'inscrit comme musicien dans des actes d'improvisations musicales en duo avec Gilles Laval, Michel Mandel, Fred Frith et à plusieurs avec Impur en 1998 (pièce musicale rassemblant 17 musiciens).
De sa pratique de compositeur-interprète s'en suit la participation auprès de plusieurs formations de musiques innovatrices : Chef Menteur, Dans le décor, La Douzaine, Le miroir et le marteau.
En 2004, il compose les cantates boîtes noires (pour 10 instrumentistes et 2 chanteurs).
Récemment, il s'engage seul ou en duo.
En duo, il réalise aux côtés Maguy Marin la pièce Ça quand même (2004, texte édité aux éditions Tarabuste), et aux côtés de Renaud Golo, On pourrait croire à ce qu'on voit (2005), titre générique incluant différents chapitres créés de résidence de travail en résidence de travail. A ce jour, 5 chapitres ont été réalisés. (A : si on peut dire, B : s'il vou pler une pièsse poure mangée, C : de bons moments, D : vous êtes tous morts, E : quelqu'un, visiblement)
Seul, il réalise Suite (2006, pièce pour 50 électro-aimants et 8 capteurs midi), une proposition scénique et musicale autour de la question : Où va la musique à l'instant où elle ne se joue plus ?
Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)
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Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com
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