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Quartett


Distribution et Repères Biographiques



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Distribution Quartett
de Heiner Müller
texte français de Jean Jourdheuil et Béatrice Perregaux
Quartett est publié aux Éditions de Minuit
mise en scène Célie Pauthe
avec
Pierre Baux Valmont
Violaine Schwartz Merteuil

Scénographie et lumière Sébastien Michaud
Collaboration artistique Stéphane Facco
Dramaturgie Irène Bonnaud

Équipe du Théâtre National de Toulouse
Costumes Nathalie Trouvé
Son Aline Loustalot
Maquillage Cathy Fabre
Régie lumière Marcos Lopez-ortega
Machiniste-cintrier Jean-Jacques Duquesnoy
Machiniste-accessoiriste Jean-Pierre Belin
Chef d'atelier Claude Gaillard
Régie générale Valérie Belair
Habilleuse Myriam Carvayo

Équipe du Théâtre de la Cité internationale
Régie lumière David Carrera
Régie plateau Philippe Lesèque, Clément Sauvaget, Fabien Billaud


Coproduction : TNT-Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées / Compagnie IRAKLI.


BIOGRAPHIES

Heiner Müller (Eppendorf 1929 - Berlin 1995)
Poète et auteur dramatique allemand. Placé à la charnière des deux Allemagnes, il inquiète l'une et séduit l'autre ; il finit par s'imposer des deux côtés comme un des créateurs les plus puissants et une des connaissances les plus aiguës de l'Europe déchirée de l'après-guerre.

En 1933, il assiste à l'arrestation de son père par les nazis. Libéré après deux années de camp, celui-ci sera de nouveau arrêté en 1941 et envoyé en France dans un bataillon disciplinaire. En 1944, Heiner Müller est enrôlé dans le Volkstrüm. A la fin de la guerre, après quelques jours passés en captivité à l'Ouest, il rejoint la Zone soviétique et reprend ses études secondaires. En 1951, son père, en butte aux tracasseries des autorités soviétiques d'occupation, passe en Allemagne fédérale, bientôt rejoint par son épouse. Heiner Müller ne les suivra pas. Il a fait la connaissance d'Inge Meyer qui deviendra son épouse et collaborera à l'écriture de ses premières pièces : Le Briseur de salaires (1956) et la pièce radiophonique La Rectification (1957).

Une « dramaturgie de la production »
A cette époque, c'est-à-dire après la mort de Staline en 1953 et le soulèvement de Berlin-Est le 17 juin de la même année, Müller, qui est devenu proche des cercles brechtiens (Brecht meurt en 1956), pratique une dramaturgie dite «de la production» c'est-à-dire écrit des pièces qui procèdent d'un travail d'enquête et visent à une représentation critique des réalités économiques et sociales de l'Allemagne de l'Est. En 1961, l'année de la construction du mur de Berlin, sa pièce L'Emigrante ou la Vie à la campagne (1956-1961) est interdite après une unique représentation et lui-même est exclu de l'Union des écrivains.
Cette mesure ne met pas immédiatement un terme à sa pratique de la «dramaturgie de la production» : en 1964, il présente sous le titre Les paysans une nouvelle version de la pièce interdite en 1961 ainsi qu'une nouvelle œuvre, Le Chantier d'après le roman d'Erik Neutsch, Trace des pierres.
Après le suicide d'Inge Müller en 1966, alors qu'il continue à faire l'objet d'âpres critiques, il se détourne apparemment des sujets d'actualité et se tourne vers la tragédie grecque, adaptant ou récrivant selon le cas l'Œdipe Tyran de Sophocle/Hölderlin, le Philoctète de Sophocle et le Prométhée d'Eschyle. Le premier de ces textes sera mis en scène par Benno Besson (qui en avait commandé l'adaptation), les autres créés en Allemagne fédérale ou en Suisse.

Le « pessimisme historique »
Dans le même esprit, durant les décennies 1960 et 1970, il traduira ou récrira selon les cas plusieurs pièces de Shakespeare : Comme il vous plaira (1967, traduction), Macbeth (1971, une réécriture qui lui vaudra l'accusation de «pessimisme historique» et déclenchera une polémique), Hamlet (1976, avec Matthias Langhoff, mise en scène Benno Besson) et Anatomie Titus Fall of Rome (1984, «commentaire théâtral» du Titus Andronicus de Shakespeare, mise en scène Karge et Langhoff à Bochum). En fait, en ces temps difficiles, parallèlement à son activité de dramaturge au Berliner Ensemble tout d'abord (1970-1976) puis à la Volksbühne dirigée par Besson (à partir de 1976), Müller continue en privé à accumuler les éléments de pièces qui traitent soit du communisme comme Ciment d'après le roman de Gladkov (1972, mise en scène Ruth Berghaus au Berliner Ensemble) ou Mauser d'après un épisode du Don paisible de Cholokhov (mise en scène à l'université d'Austin, au Texas, en 1975, puis à Paris en 1979, et ensuite seulement en Allemagne), soit du communisme et de l'Allemagne, La Bataille (1951-1974), Tracteur (1955-1961, puis 1974) et Germania Mort à Berlin (1956-1971), pièces qui seront créées respectivement à la Volksbühne en 1975 pour les deux premières, dans une mise en scène de Karge et Langhoff, et à Munich par Ernst Wendt en 1978 pour la troisième. Trois pièces qui embrassent et analysent au scalpel l'histoire contemporaine et l'imaginaire non seulement de la République démocratique allemande mais de l'Allemagne dans son ensemble.

Le recours à la tradition
En 1976, le chanteur Wolf Biermann est déchu de la nationalité est-allemande. De nombreux écrivains, dont Müller, protestent. Il s'ensuit un départ en masse, autorisé voire suscité par les autorités de Berlin-Est, d'écrivains en direction de L'Allemagne fédérale : Heiner Müller reste. La société d'Allemagne de l'Est se replie sur elle-même, s'immobilise économiquement et politiquement. Müller prend ses distances avec l'exemple brechtien, revendique une tradition dont les figures tutélaires seraient Büchner, Kleist et Hölderlin, et lit la « pensée française » (Foucault, Deleuze, Baudrillard, Lyotard, Virilio).
Il écrit Hamlet-machine (1977, qui sera créée à Bruxelles à la fin de 1978 par Marc Liebens, au début de 1979 à Paris par Jean Jourdheuil avant les créations allemandes), court texte qui traite sur un mode quasi aphoristique de la figure d'Hamlet et de la tragédie du communisme au XXe siècle. C'est la première série de pièces qui ne traitent pas directement de l'histoire allemande : La Mission (1979), Quartett (1980), Rivage à l'abandon / Matériau-Médée / Paysage avec Argonautes (1982), Paysage sous surveillance (1984). Des œuvres de facture moderne (voire postmoderne) qui, s'étant émancipées du contexte est-allemand, prennent la mesure du désastre que les médias occidentaux infligent à l'art dramatique et qui constituent une tentative singulière pour renouveler l'écriture dramatique après Beckett et Genet (parmi les metteurs en scène de ces pièces : Chéreau, Langhoff, Jourdheuil et Peyret, Bob Wilson, Liebens, Loichemol, Delval et Dezoteux).

Histoire d'Allemagne
Mais Müller revient à l'histoire allemande avec La Route des chars I-V (1984-1987), créée à Bobigny dans une mise en scène de Jourdheuil et Peyret en 1988, pièce qui traite du couple germano-soviétique durant la Seconde Guerre mondiale et après, et qui s'achève sur une autopsie sans complaisance du «socialisme réel» en Allemagne de l'Est. Parallèlement, il est devenu metteur en scène : La Mission (1980 à Berlin-Est, 1982 à Bochum), Macbeth d'après Shakespeare (1980 à Berlin-Est), Le Briseur de salaires (1988 à Berlin-Est) et durant les événements de l'automne 1989, c'est-à-dire pendant que s'effondre le mur de Berlin et jusqu'aux élections de mars 1990, l'Hamlet de Shakespeare et son propre Hamlet-Machine.
En 1995, suite à un conflit au sein de la direction collégiale du Berliner Ensemble, Müller reste seul à la tête du théâtre de Brecht, où il met en scène La Résistible ascension d'Arturo Ui. Il meurt à Berlin le 30 décembre 1995.
Jean Jourdheuil


Célie Pauthe
Après une maîtrise d'études théâtrales à Paris, Célie Pauthe devient assistante à la mise en scène auprès de Ludovic Lagarde Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht ; Le Colonel des zouaves d'Olivier Cadiot. Depuis 2000, elle travaille au Théâtre National de Toulouse en tant que collaboratrice artistique de Jacques Nichet, et a participé à la création de Combat de nègres et de chiens de B.M. Koltès ; Mesure pour mesure de Shakespeare ; Les Cercueils de zinc de Svetlana Alexievitch.
En 2001, elle intègre l'Unité nomade de mise en scène au sein du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. Dans le cadre de cette formation, elle a suivi un stage auprès de Piotr Fomenko ainsi qu'auprès de Jean-Pierre Vincent.
Elle signe sa première mise en scène avec Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge.

Pierre Baux
Autodidacte, il débute sous la direction de metteurs en scène tels que Jean Danet, Jacques Mauclair, Pierre Meyrand. Il travaille ensuite notamment avec Jacques Nichet Mesure pour mesure, de Shakespeare), Jeanne Champagne L'Enfant de Jules Vallès), Eric Vigner (Brancusi contre Etats-Unis), Slimane Benaïssa L'Avenir oublié, Frédéric Fisbach Tokyo Notes de Oriza Hirata), Jacques Rebotier et François Veyret Memento. Fidel au travail de Ludovic Lagarde, il a joué dans la plupart de ses spectacles : Le Petit Monde de Georges Courteline ; Sœurs et frères d'Olivier Cadiot ; Platonov et Ivanov d'Anton Tchekhov ; Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht. Son parcours de comédien l'a également amené devant les caméras de cinéma et de télévision (sous la direction de Jean-Marc Moutout, Philippe Garrel, Cédric Kahn, Philippe Faucon).
Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge est sa première mise en scène. Il a également signé un spectacle à partir de textes de Jacques Rebotier (Rosalie au carré) à la Villa Gillet.

Violaine Schwartz
Formée à l'école du Théâtre National de Strasbourg, Violaine Schwartz joue au théâtre sous la direction de Jacques Lassalle Mélite de Corneille, Georges Aperghis La Baraque foraine, Alain Ollivier Les Bonnes de Jean Genet, Pierre Baux et Célie Pauthe Comment une figue de paroles et pourquoi de Francis Ponge, Marcel Bozonnet Ophélie et autres animaux de Jacques Roubaud, Frédéric Fisbach Tokyo Notes de Oriza Hirata, Pierre Ascaride Papa de Serge Valletti.
Elle a également joué dans la plupart des mises en scène de Ludovic Lagarde : Le Petit monde de Georges Courteline ; Sœurs et frères d'Olivier Cadiot ; Platonov et Ivanov d'Anton Tchekhov ; Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht (dont elle a co-traduit le texte avec François Rey).
Par ailleurs, sa formation de chanteuse (soprano) l'a amenée à participer à des spectacles de théâtre musical, sous la direction d'Ingrid von Wantoch Rekowsky La chose effroyable dans l'oreille de V., Jacques Rebotier Le théâtre en questions, Jean Lacornerie Mahagonny et Happy end, songspiel de Kurt Weil et B.Brecht), Pierre Baux Rosalie au carré textes de Jacques Rebotier, Dominique Pifarély Anabasis, Etienne Pommeret Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris de Franz Kafka.




Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)

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Artiste(s) : Heiner MULLER (auteur),
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Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com

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