Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
LES VISITES DE LA CIE I.D.A. MARK TOMPKINS
Visite n°6 - Septembre 2003
Les images obtenaient le même statut que le reste des éléments présents sur le chantier : un objet éphémère en transformation permanente.
La visite n°6 s'est déroulée dans l'espace du grand Théâtre dont les travaux d'habillage en bois et le montage de la structure scénique avaient débuté. La salle commençait à ressembler à ce qu'elle sera lorsque les travaux seront terminés : une salle de spectacle à l'italienne avec balcon. Nous avons décidé d'installer le public, dont la jauge est passée à 50 personnes, sur les gradins, et d'utiliser le plateau comme espace principal pour la performance. Nous nous retrouvions ainsi pour une première fois dans une configuration “scène-salle” classique.
La grande porte centrale du fond de scène donnant au public un point de vue sur l'extérieur du théâtre était flanquée de deux projections vidéo, renforçant l'aspect symétrique de la salle. Chacune de ces deux projections relayait les prises de vue faites en direct par Pierre Froment et Gilles Toutevoix.
Au début des performances, chacun des deux vidéastes fonctionnait en binôme avec l'un des deux danseurs. Mark Tompkins pouvait par exemple commencer la performance dans l'espace de la Galerie, pendant que Alexandre Théry investissait un lieu en extérieur. Le public assistait alors à un duo par l'intermédiaire des deux projections jusqu'au moment où les deux protagonistes entraient en scène.
Ce dispositif nous a permis aussi de développer un travail sur les notions d'echelle et de spectaculaire. Les caméras pouvant rendre compte d'une approche macroscopique, nous étions à même de mettre en scène la manipulation d'objets de très petite taille, et d'actions minimalistes peu ou pas perceptibles directement par le public.
Nuno Rebelo, le musicien, avait disposé un ensemble d'objets sonores trouvés sur le chantier (objets qu' il échantillonne et met de côté depuis la première visite) et passait d'un lieu à l'autre par l'intermédiaire de son dispositif.
Alain de Cheveigné manipulait non seulement les lumières, mais aussi les vidéoprojecteurs, jouant avec la taille et le lieu des projections. Les images obtenaient le même statut que le reste des éléments présents sur le chantier : un objet éphémère en transformation permanente.
Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)
Genre :
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) :
Passage(s) : Le Chantier - Théâtre de la Cité Internationale - Paris Paris 75014 ,
Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com
A voir :