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Epilogos


Confessions sans importance



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lundi 20 février - 19h


EPILOGOS
Confessions sans importance
Lecture dansée / Création 2005 / 50'


« Lire ?
Dire ?
Confesser ?
Avouer ?
Pour qui ?
Pour quoi ?
Devant le bureau du policier ?
À la barre devant le juge ?
Dans la solitude de la table de lecture ?
Dans l'intimité de la cellule de prison ?
Aux compagnons de désolation ? »
Crimes exemplaires de Max Aub

À l'origine d'Epilogos, il y a Crimes exemplaires de Max Aub : une centaine d'assassinats racontés simplement, une centaine de mobiles graves, absurdes, étranges ou drôles, une centaine de confessions qui pourraient bien être les nôtres...

De père né en Allemagne, de mère parisienne d'origine allemande au nom slave, Max Aub (1903-1972) écrit son œuvre (littérature, théâtre, cinéma) en espagnol. Il quitte la France pour l'Espagne avec ses parents en 1914 (son père avait conservé la nationalité allemande), revient en France en 1937 comme attaché culturel à l'ambassade d'Espagne, est arrêté par les autorités de Vichy en 1939, interné en France et en Algérie, s'évade et s'exile au Mexique. Il est très lié à Lorca, Malraux (co-scénariste de L'Espoir), Buñuel, Dali, Picasso (qui peint Guernica à son instigation)... Crimes exemplaires (1956) obtient le grand prix de l'humour noir à sa sortie.


« Je me suis fait dans une langue étrangère qui finit par être la mienne - personne ne naît en parlant. »
Max Aub, Journal



Roser est née à Barcelone, Brigitte à Paris. Le français et l'espagnol sont leurs langues.
Epilogos est l'occasion de rencontrer Max Aub, exilé de partout et habitant d'ailleurs.
Les histoires courtes de Crimes exemplaires, meurtres d'une ligne ou d'une page, constituent « un matériau de première main, passé simplement de la bouche au papier en égratignant l'oreille. Des confessions sans importance : claires, embrouillées ou directes, elles n'ont d'autres excuses que de montrer l'emportement » (Max Aub).

Avec deux exemplaires du livre, une table et un lecteur cd, deux comédiennes-danseuses s'emparent du texte de Max Aub et de sa litanie d'assassinats confessés.
Une lecture est la première approche d'une œuvre. Les sensations naissent, indicibles, fragiles. L'existence même semble suspendue. Est-ce la fin ou bien le commencement ? Comment traiter de ce vertige de façon minimaliste, « à la table » ?
Dans cette lecture dansée, il s'agit de laisser s'épanouir et surgir le magma né de la rencontre de la danse et du texte. Chaleur éruptive de l'impulsion, brûlure des vents glacés dans la solitude désolée de la destruction de l'autre.


« Reste à ta table et écoute. N'écoute même pas, attends seulement. N'attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s'offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi. »
Franz Kafka



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Coproduction : Pôle Sud - Strasbourg ; la compagnie Toujours après minuit - Paris.
Avec l'aide au projet de la Drac Ile-de-France/ministère de la Culture et de la Communication.
Remerciements à Brigitte Marty et Zingaro, au Théâtre de la Cité internationale et au Centre national de la danse.




Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)

Genre :
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : MONTLLO-GUBERNA ROSER/SETH BRIGITTE (danseuse),
Passage(s) :
Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com

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