Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
Lui
-
Lundi 20 février - 21h30
Lui
Solo / Création 2005 / 35'
Solo pour un homme
La production chorégraphique "Madame K" (création 2004) engage une réflexion sur l'« Etre et Paraître » et met en scène un personnage féminin en chair et en os qui cohabite avec son image ou ses attributs projetés, déformés, surdimensionnés et mouvants.
Pour Lui et dans le but d'aller de l'avant dans ma recherche, je reste concentrée sur cette même problématique, mais m'intéresse cette fois-ci à développer le pendant masculin de la figure de Madame K. Lui faire écho, donner vie à un individu du sexe opposé, qui devienne, comme Madame K le fut l'espace d'un spectacle ; un être métaphorique, balancé sur scène, soumis aux regards, aux jugements d'un public-miroir. Une allégorie de la rudesse de notre quotidien au sein d'un monde hi-tech et confortable mais qui, par ailleurs, nous soumet au diktat de l'apparence et du matérialisme. Quels sont les enjeux sociaux dans lesquels l'homme est confronté à cette déchirure entre être et paraître ? Et comment réagira-t-il?
Paraître et paranoïa sont cousins ; leurs noms l'indiquent assez. (...) Nous appellerons paraître cette légère couche de paranoïa qui a inventé la ville et même la cité, la civilité, la convention, l'art, la morale, la littérature et le geste inutile. (1)
Lui
Lui, pendant masculin de Madame K (création 2004) pose un regard tranchant et caustique sur l'homme face à son image, dualité de l'être et du paraître. Cette pièce chorégraphique et multimédia décortique nos comportements sociaux et les diktats d'une société contemporaine oû performance rime avec concurrence.
« L'homme est sorti de la barbarie le jour où il a commencé à se soucier du regard de l'autre sur lui, et de l'opinion qu'on pouvait entretenir à son sujet, en face. L'homme est sorti de la barbarie le jour où il s'est vu dans un miroir, ou dans le cours, Narcisse, d'une onde claire. L'homme est sorti de la barbarie le jour où il est sorti de l'être : il voulait voir un peu de quoi l'être avait l'air, vu de l'extérieur... ».
« La pensée moderne a réalisé un progrès considérable en réduisant l'existant à la série des apparitions qui le manifestent. On visait par là à supprimer un certain nombre de dualismes qui embarrassaient la philosophie et à les remplacer par le monisme du phénomène. Y a-t-on réussi ? Il est certain qu'on s'est débarrassé en premier lieu de ce dualisme qui oppose dans l'existant l'intérieur à l'extérieur. Il n'y a plus d'extérieur de l'existant, si l'on entend par là une peau superficielle qui dissimulerait aux regards la véritable nature de l'objet. Et cette véritable nature, à son tour, si elle doit être la réalité secrète de la chose, qu'on peut pressentir ou supposer mais jamais atteindre parce qu'elle est « intérieure » à l'objet considéré, n'existe pas non plus. Les apparitions qui manifestent l'existant ne sont ni intérieures ni extérieures : elle se valent toutes, elles renvoient toutes à d'autres apparitions et aucune d'elles n'est privilégiée.»
-----
Création dans le cadre d'une commande chorégraphique de l'ADC/Genève.
Production : Association de Circonstances avec l'appui de la Ville de Genève - Département des affaires culturelles, de l'État de Genève - Département de l'instruction publique ; de la Loterie Romande ; de la Sophie und Karl Binding Stiftung ; de la Ville de Lausanne ; de la Corodis et de l'ADC/Genève pour la mise à disposition des studios. Remerciements au Théâtre Arsenic, Lausanne.
Source Texte : Le Théâtre de la Cité internationale (http://www.theatredelacite.com)
Genre :
Thème(s) :
Mot(s) Important(s) :
Artiste(s) : Nicole SEILER (chorégraphe),
Passage(s) :
Source Artishoc : Le Théâtre de la Cité internationale - http://www.theatredelacite.com
A voir :