Resident Curator Team - jury du Festival PREMIERES : appel à participation

Resident Curator Team - jury du Festival PREMIERES : appel à participation

Pour la deuxième édition de la Resident Curator Team, le Théâtre de la Cité internationale invite les résident·es de la Cité internationale à rejoindre un jury étudiant dans le cadre du festival PREMIÈRES du Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne.

Le festival PREMIÈRES est un rendez-vous pour la jeune création européenne. Durant deux week-ends, les membres suivent un parcours composé de spectacles, de rencontres et de temps de réflexion avec le public et les artistes. Les membres contribueront collectivement à la sélection d’une œuvre programmée au Théâtre de la Cité internationale la saison suivante.


Pour l’édition de novembre 2026, les spectacles présentés – dont des premières créations – interrogent les tensions dans nos sociétés, les injustices sociales visibles ou invisibles, la place de l’individu dans le collectif. Les artistes qui composent la programmation témoignent d’une pluralité d’expériences culturelles (France, Finlande, Haïti, Chili, Pays-Bas) et de pratiques (théâtre, danse, performance…)

Ce projet souligne l’ouverture et le dialogue de la jeunesse internationale, menant à une participation à un choix dans la programmation.

Pour faire partie des membres de la prochaine cohorte, candidatez avant le lundi 5 octobre en répondant au formulaire dans les infos pratiques.


EDITION 2025-2026

Les membres du jury précédent ont porté leur choix sur Language : no broblem de Marah Haj Hussein, une performance explorant les mécanismes de domination par les langues.


Frauke Jansen, Maison Heinrich Heine – Allemagne



« En plus d'assister à toutes les pièces du festival, nous avons pris part à des tables rondes et à des bord plateaux, où les différentes pièces ainsi que les jeunes productions théâtrales internationales en général ont été discutées. »

« Alors que mon horizon théâtral s’était jusqu’alors surtout concentré au théâtre germanophone, et en particulier sur les scènes berlinoises, ce projet m’a fait découvrir les productions théâtrales internationales. Dans ce cadre, j’ai notamment pu en apprendre davantage sur les contextes et les influences des productions théâtrales françaises et européennes. »


Marc Matar, Maison des étudiants canadiens



« Accompagnés des professionnels du Théâtre de la Cité internationale et du Maillon, nous avons assisté à du théâtre émouvant, recherché et pertinent. »

« Je réserve mon plus grand coup de cœur à Language: no brolem de Marah Haj Hussein, une artiste palestinienne qui incorpore corporalité et technologie à ses performances. »

« C'est une œuvre qui aborde la dimension politique de la linguistique, un sujet trop peu traité et pourtant si universel. »

« Quelle chance d’avoir pu être entouré de professionnels, tant du TCI que du Maillon, qui ont su nous guider et nous éclairer tout en encourageant l'indépendance de notre jury. »


Laura Pereira, Maison du Portugal



« Tous, avec nos parcours plurilingues et nos origines différentes, nous pouvions nous reconnaître dans ces histoires de langues et de pouvoir. Nous sommes tous ici, loin de nos pays d’origine, et cette expérience collective à la Cité internationale universitaire de Paris – quarante-sept maisons, autant de pays –, 200 langues prend alors une dimension singulière : malgré nos différences, le spectacle crée un espace de compréhension commune et instinctive. »

« La pièce outre de montrer les enjeux de pouvoir ou d'histoire, elle fait sentir, comprendre, intuitivement, ce que signifie vivre avec plusieurs langues, jongler avec les sens, ressentir des émotions à travers les sons et les corps, au-delà des mots. »


Shirin Louy, Fondation suisse



« Dans cette pièce, qui se trouve au milieu d’un carrefour entre plusieurs langues, on se sent forcément dépassé. Entre l’hébreu, l’arabe, l’anglais, le néerlandais et les sous-titres en français, on apprend à accepter de ne pas tout comprendre. À certains moments, les gestes et la danse prennent la place des mots et se réapproprient ce que le langage ne peut pas dire. »

« Cette pièce s’intéresse aux rapports de domination qui existent entre les langues, et cela m’a forcément parlé. Quand je repense à mon enfance au Québec, je me souviens que la rivalité entre le français et l’anglais prenait toujours tellement de place qu’on oubliait facilement qu’elle se construisait sur une histoire de destruction et d’oubli forcé des langues autochtones. »

« Ce spectacle me parle aussi parce que ma langue maternelle, c’est l’arabe. Et cette langue, je l’ai oubliée. Perdue. »


Thomas Roland, Fondation Biermans-Lapôtre – étudiants belges et luxembourgeois


« Participer au Festival Premières a été pour moi une expérience particulièrement enrichissante, à la fois sur le plan collectif, culturel et personnel. Ce projet m’a permis de découvrir de l’intérieur le travail de programmation, qui ne consiste pas seulement à choisir un spectacle, mais à réfléchir à ce que l’on veut montrer, à ce que l’on veut partager, et à la manière dont une œuvre peut résonner avec un public et avec un lieu. »

« Vivre à la Cité internationale, dans un environnement profondément marqué par la diversité des parcours et des cultures, donne une dimension particulière à ce type de projet. »

« Cela implique de se poser des questions sur l’accessibilité, sur la portée universelle d’un spectacle, mais aussi sur la manière dont l’art peut créer du lien entre des expériences très différentes. »

« J’ai particulièrement apprécié le fait que chacun puisse défendre son point de vue, tout en cherchant à construire une décision commune. »


Théâtre de la Cité internationale et le Maillon – Théâtre de Strasbourg, Scène européenne dans le cadre du festival PREMIÈRES.