Guillaume Barbot / Cie Coup de Poker

AMOUR

« Défendre lʼamour dans ce quʼil a de transgressif et dʼhétérogène à la loi est bien une tâche du moment...» Alain Badiou

"Être résident : avoir son habitat dans tel endroit. 

Ici, l'endroit se prénomme donc : Théâtre de la Cité Internationale. 
Vivre dans un théâtre. Pendant une année. 2017 sera RER B ou ne sera pas. On a dit oui.
 
Être constitué par, précise le Larousse... j'aime cette définition, elle fait peur, elle en impose, mais elle remet du sens à ce mot de 'résidence'
Ca signifie quoi pour une compagnie, pour nous, d'avoir tout d'un coup une maison ?  
 
En 2017, ce que je sais, c'est que nous serons traversés par le mot : 'amour'. 
En faire un spectacle, oui, c'est prévu (le titre ? 'Amour'...) 
En être constitué, oui, on essaye. 
Mais encore ? 
 
Notre travail de répétitions est le plus souvent solitaire, à l'abri des regards indiscrets. 
Là, on va cohabiter. Les règles changent. Ou sont à réinventer. Et tant mieux. 
Nous allons nous prendre au jeu. Habiter le théâtre. La cité. Enquêter sur place, sur ce mot, 'amour'. Interviewer, rencontrer, échanger, filmer. 
Organiser une grande soirée musicale avec les étudiants, poser nos cabines de rencontres amoureuses, enregistrer des témoignages dans les chambres des résidents, enquêter chez les voisins, appréhender le quartier, ses écoles comme ses bistrots, et vivre là, au sein même du campus, avec couettes et brosses à dents, cinq jours et cinq nuits pour 'une semaine à la Cité'.
 
Tout est à construire. 
Un an d'Erasmus théâtral dans sa propre ville, ça donne de quoi rêver. "
 
Guillaume Barbot - cie coup de poker
 
 
Guillaume Barbot à propos d' "AMOUR"

 

biographie

Guillaume Barbot

Formé en tant qu’acteur aux conservatoire du 10ème puis du 13ème arrondissement, Guillaume Barbot entre en 2005 à l’ESAD (Ecole nationale à Paris) sous la direction de Jean-Claude Cotillard.

Il fonde la compagnie Coup de Poker en 2005 et en assure la direction artistique. ll y développe un travail sensoriel, à partir de matière non dramaturgique, mêlant le plus souvent théâtre et musique. Il écrit et met en scène plus d’une douzaine de spectacles. Il collabore également avec d’autres compagnies et artistes : le chanteur Louis Caratini en 2014, l’ensemble baroque Les Ombres à l’Opéra de Montpellier en 2015, les compagnies de l’Hôtel du Nord et Tout un Ciel en 2016 avec La nuit je suis Robert De Niro, les compagnies du Feu Follet et Microsystème en 2018 avec Shoot au Théâtre de la Cité internationale (TCI), ou encore avec le metteur en scène Philippe Awat pour Ma mère m’a fait les poussières en novembre 2016 Il écrit son premier roman Sans faute de frappe, en collaboration avec le photographe Claude Gassian, publié en février 2013 aux éditions d’Empiria.

Il s’engage également à refonder le lieu de résidence Les Studios de Virecourt, dont il assure la co-programmation artistique.